Dans le cadre du Projet Automobile et Mobilité routière, mené par The Shift Project, on se propose d’appréhender les principaux enjeux d’exposition et d’adaptation aux effets du changement climatique de l’écosystème automobile. Celui-ci recouvre les véhicules roulants, les infrastructures routières et énergétiques, la chaine aval de services et la production de véhicules. Les effets du changement~~s~~ climatique~~s~~ s’entendent, eux, comme les conséquences directes et indirectes au changement climatique d’ici la fin du 21ème siècle en France.
Le travail a pour objectif de clarifier ces enjeux, aujourd’hui mal appréhendés, et de formuler des propositions méthodologiques pour les clarifier et les traiter. Au-delà de sa publication, il pourra servir de fondement à un projet plus approfondi sur ce sujet. Ainsi, ce travail constitue une cartographie initiale, et non une évaluation substantielle du sujet.
Ce travail débuchera sur une note publiée en accompagnement du rapport "AMR" du Shift Project
Ouvrir le sujet de l'adaptation pour l'automobile décarbonée, dans le cadre des travaux de TSP
Ce travail présente deux difficultés notables. La première est son caractère très large : par exemple, l’écosystème automobile est dépendant du système énergétique (pétrolier, et, de plus, en plus, électrique), lequel est affecté par la demande d’énergie de l’ensemble de la société ou encore par le changement climatique. La production de voitures emporte des questions sur les chaînes d’approvisionnement en composants et matières, et donc de dépendance et d’autonomie stratégique vis-à-vis d’autres pays. Le périmètre des effets du changement climatique inclut des conséquences indirectes étendues, telles que la possible exposition à des agents pathogènes en cas de fonte du permafrost ou l’augmentation du risque de conflits armés.
La seconde difficulté tient au caractère éminemment prospectif des effets du changement climatique, notamment à long terme. Projeter l’état du climat et ses conséquences nécessite de nombreuses hypothèses : ainsi, les rapports du GIEC tendent à raisonner en probabilité sur le fondement des résultats des simulations de différents modèles.
Au regard de ces difficultés, l’objectif de ce projet est d’identifier les principaux risques sur le fondement de la littérature existante, et de proposer une première vue sur leur degré de priorité et de complexité. Dans un second temps, on pourra identifier les sources de données qui permettraient d’approfondir ces sujets. Il n’est pas attendu de travail de quantification précise, ou d’exploitation étendue des sources identifiées. Le groupe de travail est encouragée à utiliser des exemples concrets pour illustrer ses résultats.
Les éléments suivants sont proposés à titre illustratif, et n’ont pas vocation à être exhaustifs ou de prescriptifs.
- Robustesse des véhicules thermiques et électriques face aux fortes chaleurs
- Exposition des routes à l’érosion des côtes et la hausse du niveau des mers,
- Effets sur les routes (bitumes, soubassements) causés par les températures extrêmes (gel, canicules, pluies, inondations…)
- Exposition des types de véhicules (taille et motorisation) face aux événements météorologiques extrêmes, et effets en termes d’accidentologie
- Exposition des infrastructures énergétiques (électriques ou thermiques)
- Vulnérabilités de la supply chain actuelle des constructeurs automobiles
- Risques associés aux prestataires de services aval : réparateurs, distributeurs
Le résultat devrait prendre la forme d’une note synthétique de moins de vingt pages hors annexes. Une première remise des travaux est prévue pour décembre, et une seconde pour février. En fonction de l’état d’avancement, cette seconde remise pourra être publiée comme note annexe au rapport final Automobile et Mobilités Routières (AMR) du Shift Project, dont la publication sera alors concomitante. Une synthèse en deux pages de la note sera alors intégrée au rapport final AMR. Dans le cas contraire, elle sera publiée selon un échéancier dédié.
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